• Portrait du mois

    Nicolas Glumineau

    « Le vin est une école d'humilité. Il y a toujours moyen de faire mieux et plus précis. La différence entre un grand vin et un vin exceptionnel est forcément une histoire de détails »

  • Denis Durantou

    « Je peins avec les nuances de l'astringence »

  • Christine Vernay

    « Christine et Luc continuent ensemble la construction de cet édifice naturel, deux mille mètres carrés cette année, trois mille l'an prochain. »

  • Michel Davesne

    « ll faut de très très beaux raisins, c'est tout. Tout bon vinificateur ne fera jamais de miracles. »

  • Laurent Combier

    « Le Clos des Grives, coeur historique du domaine, donne un vin d'une pureté aromatique exemplaire.  »


  • Emmanuel Brochet

    « Ne surtout pas faire si on n'a pas envie. Et toujours regarder devant soi. »

  • Anselme Selosse

    « M'asseoir sur mes lauriers, ce serait du gâchis ! Je dois en permanence me surpasser. Je n'aimerais pas la décevoir. »


Laurent Combier

Domaine Combier - Crozes Hermitage

Bio bien avant l'heure


Quand on arrive chez Laurent Combier, on se dit qu'on s'est trompé d'adresse. L'homme affiche un visage radieux au tein de soleil rehaussé de cheveux d'argent, le sourire hollywoodien, une fine chemise beige sous laquelle on devine la légère rondeur de la quarantaine passée, glissée dans un jean très chic. On se croirait en plein tournage avec Tom Cruise, mais la cuverie au bord de la nationale 7 - la fameuse - nous rappelle à la terre.


Nous sommes en vallée du Rhône, à Crozes-Hermitage, chez l'un des pionniers de l'appellation qui a su donner ses lettres de noblesse à un vin qui ne fut longtemps qu'une boisson alimentaire. Le grand père de Laurent, Camille, était descendu dans les années trente du plateau de l'Ardèche et avait acquis 3 hectares de vignes et 4 hectares de fruitiers. La vocation du vin était de couler à flot. Lors de la construction du chemin de fer, le long du Rhône, les gars venaient chercher leur cubi à 5 heures du matin, cassaient la croûte à 8 heures, puis de nouveau une pause, enfilant jusqu'à 12 litres de vin par jour et par personne ! Il n'était pas fort en alcool, entre 8 et 10 °C maximum, mais il remplaçait l'eau qui n'était pas potable.


En 1962, canal et barrage sont construits, noyant la cave des Combier et expropriant la famille. Celle-ci s'installe ici, agrandit son territoire et vend les raisins à Jaboulet pendant plusieurs années puis à la cave de Tain l'Hermitage. Dès les années 70, Maurice Combier se lance dans l'agriculture biologique, comme une poignée de vignerons en France, et persistera même dans les années difficiles. Pendant ce temps, le petit Laurent fait ses classes à Pont de l'Isère. Après l'école d'arboriculture à Nîmes et viticulture et oenologie à Orange, il fait l'armée puis le tour de France pendant trois ans, à Pernand-Vergelesses chez Dubreuil-Fontaine, à Bandol avec Jean-Daniel Ott,  à Châteauneuf-du-Pape chez Jérôme Quiot, au domaine du Vieux Lazaret.

C'est en 1989 que Laurent reprend le flambeau à Crozes, aidé de ses parents qui le soutiendront solidement dans son projet. Car jusque-là, les Combier étaient surtout connus pour leurs excellents fruits !


1990, l'année d'un magnifique millésime, voit l'arrivée d'un nouveau chai. Laurent s'équipera plus tard de cuves béton en forme d'oeuf, construite selon le nombre d'or. Son créateur, Marc Nomblot, surnommé le "Lagerfeld de l'élevage", l'avait dessinée sur une demande de Michel Chapoutier qui souhaitait un contenant rappelant les amphores. Pour Laurent, ces drôles de cuves, mélange de sable argileux et de chaux hydraulique, mouillé à l'eau de source, permettent au vin de respirer et de préserver son fruit, comme les belles notes de violette, tout en se passant des goûts de bois qu'il évite au maximum.


Mais, comme d'autres vignerons sensibles et précurseurs, Laurent commence par rentrer de beaux raisins avant de penser à les vinifier. Pour cela, sa troupe de coupeurs est rôdée, elle qui ramasse des fruits de toute espèce : ”Il n'y a pas meilleure équipe de tri !”, reconnaît-il. Le domaine s'étend sur les deux extrêmes de l'appellation, au nord la syrah plonge ses racines dans une roche-mère affleurante et sur des sols granitiques filtrants, au sud c'est le plateau de Chassis et ses galets roulés sur un sol argilo-calcaire. La visite au Clos des Grives s'impose, une parcelle immense de 9,5 ha ceinte d'une épaisse haie de pyracantha aux feuilles dentelées et coriaces. Coeur historique du domaine - une partie fut plantée en 1952, le reste agrandi par les générations suivantes - le clos produit la cuvée phare du domaine, un crozes-hermitage d'une pureté aromatique exemplaire.


Mais Laurent ne s'arrête pas là et la syrah le mène sur d'autres terres, à Saint-Joseph où il exploite un hectare, mais aussi dans le Priorat, en Espagne, où il s'est lancé dans l'aventure avec Jean-Michel Gerin, vigneron de Côte Rôtie, et Peter Fischer, du château Revelette en Provence. Ce ”trio infernal” repose sur une amitié de longue date et des valeurs communes. Pour s'y rendre, Laurent met deux heures, de Valence à Taragone, avec „Piper Arrow 28T train rentrant”. Mordu d'aviation, il  a monté en effet, avec deux autres pilotes, une société de „vols pour tiers”, idéale pour joindre l'utile à l'agréable.


Pour plus d'informations, nous contacter :
info@caves-legrand.com
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