• Portrait du mois

    Nicolas Glumineau

    « Le vin est une école d'humilité. Il y a toujours moyen de faire mieux et plus précis. La différence entre un grand vin et un vin exceptionnel est forcément une histoire de détails »

  • Denis Durantou

    « Je peins avec les nuances de l'astringence »

  • Christine Vernay

    « Christine et Luc continuent ensemble la construction de cet édifice naturel, deux mille mètres carrés cette année, trois mille l'an prochain. »

  • Michel Davesne

    « ll faut de très très beaux raisins, c'est tout. Tout bon vinificateur ne fera jamais de miracles. »

  • Laurent Combier

    « Le Clos des Grives, coeur historique du domaine, donne un vin d'une pureté aromatique exemplaire.  »


  • Emmanuel Brochet

    « Ne surtout pas faire si on n'a pas envie. Et toujours regarder devant soi. »

  • Anselme Selosse

    « M'asseoir sur mes lauriers, ce serait du gâchis ! Je dois en permanence me surpasser. Je n'aimerais pas la décevoir. »


Christine Vernay

Domaine Georges Vernay - Rhône

De Condrieu à la Toscane


La fille du fameux Geo, grand maître de la renaissance de l'appellation Condrieu, vole depuis longtemps de ses propres ailes et a su imposer son style et son charme : « Je me sens bien sûr plus sereine après toutes ces années de vinification. Mais chaque année l'adrénaline monte avant les vendanges, c'est toujours différent. Je ne détiens pas la vérité, ce n'est jamais acquis, mais j'ai le sentiment d'avoir une vision plus large, de faire plus facilement face aux imprévus. »


Sensation de fraîcheur


Elle prépare minutieusement sa cave du sol au plafond pour réceptionner ce viognier dont elle est toujours amoureuse, comme au premier jour. Un cépage capricieux, sensible à la coulure, aux cycles végétatifs éprouvants. Mais sur ces coteaux impressionnants qui surplombent le Rhône, il s'épanouit à merveille. En cave, dit-elle, il faut le travailler en douceur, ne pas « aller le chercher trop loin » car il a tendance à bomber le torse, à forcer son côté aromatique, ce qui le rend lourd parfois - ce que les détracteurs du cépage lui reprochent.


Il faut réussir à trouver subtilement cet équilibre nécessaire, aller chercher l'acidité dans la vigne. Si le Coteau de Vernon et les Chaillées de l'Enfer, les parcelles clés des Vernay, plantées de vieilles vignes, savent apporter au raisin la sensation de fraîcheur, la date des vendanges, moment crucial, trace la ligne générale pour la suite du millésime. Mais le casse-tête reste entier : une année comme 2009, généreuse en sucre mais avare en acidité, se dirige droit vers le pâteux et la lourdeur : « Là je suis contente, se réjouit Christine évoquant le 2010, j'ai la fraîcheur, j'ai travaillé dessus toute l'année pour la conserver. »


Du travail, de la patience, de la sensibilité, c'est ce que cette ex-enseignante à Paris a su apporter en changeant de vie. Maître de conférence à l'Ecole nationale d'administration, elle habitait Paris avec son mari Paul Amsellem, qui tenait des boutiques de vêtements pour enfants. Mais la propriété de Condrieu, elle la connaissait bien, goûtait souvent avec son père, secondait sa mère dans les expéditions de bouteilles et à la compatibilité, tandis que ses frères aidaient aux vendanges et à la vinifications. Georges, d'ailleurs, aurait bien vu l'un de ses fils reprendre le flambeau en cave, voire son mari Paul. Mais Christine insista. En s'installant dans la maison familiale, au pied des Chaillées de l'Enfer, elle et Paul se fondirent avec gourmandise et amour dans leur nouveau métier, elle en coulisses (non mais !), lui sur scène pour mettre sur le marché les oeuvres de sa femme.


Un havre de paix


Les enfants, Emma et Hugo, ont passé la vingtaine, son frère Luc a délaissé les Alpes pour s'installer à Condrieu avec sa famille : il rejoint Christine dans la poursuite du projet familial. C'est lui qui replante cette magnifique parcelle derrière la demeure aux grands cèdres des Vernay, toute en terrasses, une parcelle plus que symbolique. Une première partie avait été plantée par le grand-père, une autre partie par Georges. Christine et Luc continuent ensemble la construction de cet édifice naturel, deux mille mètres carrés cette année, trois mille l'an prochain, en tout un hectare. Christine montre du regard la cabane de terre perchée là-haut qui veille sur les jeunes plants. « Il y a ni eau, ni électricité, c'est notre havre de paix cent pour cent écolo ! On va tout de même l'aménager, en faire un lieu de calme et de sérénité pour qui voudra se reposer des affres de la vie... » Pour elle, c'est le lieu de son enfance, ces pentes raides qu'elle dégringolait avec bonheur, cheveux aux vents, quand elle était gamine.


Christine voudrait encore remercier son père de lui avoir « laissé la place » même si, au départ, rien n'était gagné : « Ce n'était pas un manque de confiance, il avait envie de me protéger. Il ne l'a jamais exprimé mais son comportement me laissait penser ça. » De millésime en millésime, l'expérience lui permet à son tour de grandir et de pouvoir même exercer ses talents de vinificatrice dans une région dont elle a toujours raffolé, la Toscane, à Cortone - au sud de Florence : « Parce que l'Italie me permet une autre approche du viognier et de la syrah. »

Pour plus d'informations, nous contacter :
info@caves-legrand.com
Connexion
Déjà inscrit?

Mot de passe oublié ?

Pas encore inscrit ?
Créez votre compte
Identifiant invalide: veuillez saisir une adresse email
Mot de passe oublié ?
Saisissez votre identifiant
Création Vinium
  • Panier vide
Sous-total0.00 €
Frais de transport 0.00 €
Total de la commande 0.00 €
Ce site utilise des cookies. En poursuivant la navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies. En savoir plus
x